Planète Rhône

Le journal des vins de la Vallée du Rhône

La vie en rose

Le rosé... un peu, beaucoup, passionnément !


Le processus de fabrication du rosé questionne. Sa couleur fascine et on aime sa fraîcheur et ses arômes fruités qui inaugurent l’ouverture des premières terrasses. En France, c’est le vin qui rime avec été !

Le rosé
Comment fabrique-t-on le rosé ?
Le rouge et le rosé, même topo ! Surprenant, et pourtant, le procédé de vinification est le même. Seule différence, le temps de contact du moût (jus de raisin frais) avec l’enveloppe des grains de raisin est plus court. Ce sont quelques heures de macération seulement pour les rosés, contre plusieurs jours ou semaines pour les vins rouges. Sa belle robe rosée, est obtenue par les pigments naturels contenus dans les peaux des baies, les anthocyanes. Cependant, hors des frontières européennes, est autorisé le mélange du vin rouge et blanc pour l’obtention du rosé. Un non-sens pour les viticulteurs de l’Hexagone !

La saignée
On trouve deux techniques de fabrication des vins rosés : la saignée et le pressurage. Le processus traditionnel de la saignée consiste en une macération des grains, du jus et des enveloppes du raisin - de quelques heures - au bout de laquelle on extrait un jus. Ces rosés ont une robe intense variant du rose au orange. Avec ce procédé, on obtient des vins “plus vineux, plus riches, profonds, avec davantage de corps et de matière en bouche. Ils supportent bien un ou deux ans de cave”, nous explique Olivier Bompas (président de UDSF - Union de la Sommellerie Française).

Le pressurage
Le pressurage lui, consiste en un écrasement - plus ou moins fort - des raisins entiers pour extraire directement le jus. Cette fermentation plus rapide donne des vins fins et légers en structure, avec des robes claires pouvant tirer presque jusqu’au blanc.

La couleur rosée est-elle un indicateur d’origine ?
La couleur du rosé n’apporte aucune information sur l’origine et les cépages du vin. L’intensité de la couleur varie davantage en fonction des modes. Libre au producteur donc, de laisser plus ou moins colorer son vin. Ceci n’influencera pas le degré d’alcool !

La production du rosé AOC en Vallée du Rhône

La Vallée du Rhône, en 3e position de la production Française totale de rosé
La France est le premier producteur de rosé. Les Français aiment cette couleur et la production n’est pas suffisante pour assouvir cet engouement. Dans les Appellations d'Origine Protégée (AOP), la vallée du Rhône détient la troisième position de la production française de rosé. Elle se situe derrière la Provence et la Loire et représente 14 % du volume.

La richesse des appellations de la Vallée du Rhône
Du Luberon, au Costières de Nîmes, au Ventoux, en passant par le Lirac ou le Tavel, la vallée du Rhône ne manque pas de richesse au niveau de ses A.O.C rosés. Retenons que le Tavel est la seule appellation à produire uniquement du rosé, d’où son nom “le roi des rosés” !

La saison de consommation du rosé

S’il y a quelques années, la consommation du vin rosé était associée à la saison estivale, on observe aujourd'hui que celle-ci s’étend tout au long de l’année. La fête de la Saint-Valentin provoque d’ailleurs un pic de vente de rosé, tout particulièrement dans les pays anglo-saxons.

Crédits photo: ©Dasha Petrenko