Planète Rhône

Le journal des vins de la Vallée du Rhône

La nouvelle génération des professionnels du vin

Quelles sont ces jeunes générations qui décident de devenir actrices de la filière viticole?


D’abord, ce qui attire, c’est la diversité de possibilités qu’offre le métier. En fonction des saisons, les jours se suivent mais ne se ressemblent pas.

Un métier où l’on ne s’ennuie pas

De la préparation de la terre au printemps, à la culture des vignes en été, en passant par les  vendanges en automne et l’assemblage en hiver, il n’y a pas de quoi s'asseoir sur ses lauriers ! Lionel Reynaud, trentenaire, chargé de mission investissement à la Cave coopérative de Tain l’Hermitage nous explique : “On est connecté à la nature. La vigne pousse tous les ans, et nous avons donc une nouvelle récolte à gérer, différemment selon le millésime. Impossible de faire deux fois la même chose.”

Une transmission de main à main

L’aspect traditionnel et humain semble aussi rendre ce métier attractif auprès des jeunes qui mettent au service de leur produit, leur dynamisme ainsi que les savoirs de leurs aînés. “Travailler dans le vin, c'est à la fois moderne et traditionnel en quelque sorte. C'est un métier ancestral qui continue d’évoluer avec des personnes inventives”, affirme Lionel Reynaud.

Parfois même, “le goût pour le vin arrive tardivement” comme nous l’explique Julien Maubon, jeune sommelier au Mas du Capoun à Mollégès. Pour Julien tout a commencé avec les vins blancs, puis petit à petit, son goût pour les vins rouges est devenu de plus en plus affûté jusqu’à en devenir une véritable vocation.

Être jeune, un atout ?

La nouvelle génération, ce n’est pas seulement des personnes qui souhaitent mettre à profit  leur fraîcheur et leur enthousiasme dans un métier pétri de traditions. C’est aussi une génération ayant soif de savoirs, à la recherche de ce qui a été perdu.

Toujours selon Lionel Reynaud, “Les métiers du vin sont aujourd'hui plus exigeants, plus pointus techniquement, et parfois à des cadences plus élevées. Jeune, oui c'est un atout ! On a tout à apprendre, les choses changent constamment, cela donne des idées pour des évolutions futures, dans le sens où des pratiques qui ont eu cours dans le passé peuvent redevenir d'actualité.”

La jeunesse a également l’avantage d’être plus aventureuse selon Julien Maubon : “Nous allons plus facilement sortir des sentiers battus, la jeunesse c’est la nouveauté”. Il nous explique que selon les générations, “les attentes sont différentes, et les goûts ne sont pas les mêmes.

Face à des aînés qui ont plus d’expérience sur les différents millésimes, la nouvelle génération fait preuve de curiosité et d’une grande ouverture, afin de gagner ses lettres de noblesse.

Les caves coopératives, une alternative rassurante

Lorsqu’un jeune exploitant s’installe, il fait face à de nombreuses responsabilités.
Intégrer une coopérative, c’est avant tout se tourner vers une structure économique qui apporte des garanties (aide à la décision, livraison de la récolte) et qui propose des débouchés économiques valorisants, qu’il s’agisse d’exportation ou de commerce local.  Cette démarche permet de s’impliquer dans un projet collectif durable, qui porte des valeurs humaines, un aspect qui parle aux jeunes vignerons!
Ils peuvent aussi compter sur le fonctionnement bien rôdé des caves. 

Crédits photo: ©StasWalenga