Laudun

Côtes du Rhône Villages

À Laudun, les Romains ont laissé une trace imposante de leur occupation : le Camp de César !

  1. Délice, douceur, à Laudun tout est harmonie. Simple, sous cette bienveillance maternelle de l’environnement. Ici, les vins naissent tendres, coulants, tellement « Rive droite du Rhône ».
    Christophe Tassan

    Sommelier Ambassadeur du Rhône

    À Laudun, les Romains ont laissé une trace imposante de leur occupation : le Camp de César ! Depuis cette place forte, les armées du célèbre empereur surveillaient le Rhône. C’est de cette époque que date le vignoble. D’après les historiens, les premiers plants de vigne poussèrent très certainement sur les pentes de cet oppidum autour duquel s’est établi le village. Des amphores ornées de raisins ont d’ailleurs été retrouvées à cet endroit. Elles sont aujourd’hui conservées à la Maison Carrée de Nîmes. En 1967, il a obtenu le classement en côtes du Rhône villages avec nom de commune.
    S’il produit essentiellement de très jolis rouges, il a conquis ses lettres de noblesse grâce à ses blancs. Le terroir de Laudun, argilo-sablonneux avec un fort pouvoir drainant, leur confère de la fraîcheur et de l’acidité, deux éléments indispensables à leur équilibre dans les verres. La clairette, cépage plus présent qu’ailleurs dans les côtes du Rhône car bien adaptée à ce type de terroir, participe aussi à leur épanouissement. Pour que le plaisir soit complet, elle est associée au grenache, à la roussanne et au bourboulenc. Sur ces sols légers, les rouges se font souples, arrondis et fruités. Les rosés développent des notes de fraise, une robe brillante et de la fraîcheur. Un régal !

    Cépages et saveurs




    Les vins rouges de l’appellation, souples et fins, ont la puissance et la rondeur du Grenache (50% au minimum de l’assemblage), le bouquet floral de la Syrah et la longueur aromatique du Mourvèdre (20% au minimum pour ces deux derniers cépages). Ces vins à potentiel aromatique important peuvent être appréciés jeunes mais supportent bien le vieillissement.
    Les rosés de l’appellation sont bien agréables avec 50% minimum de grenache et 20% de syrah et/ou mourvèdre au minimum. Le cinsault leur apporte un supplément de souplesse et d’élégance. Les cépages blancs (grenache, clairette …) doivent en représenter au maximum 20%. A boire dans les premières années, frais.
    Les blancs, à dominante grenache blanc et clairette blanche bien adaptée à ce terroir, se remarquent par leur finesse et leur fruité. Ce sont des vins qui s’apprécient dans les premières années.
    Les vins rouges de l’appellation titrent à 12,5% minimum en degrés d’alcool, alors que les rosés et les blancs doivent atteindre au moins 12%.

  2. Histoire

    L’ancienneté du site de Laudun est attestée par le Camp de César, vaste plateau fortifié qui fait l'objet de fouilles archéologiques importantes. Ce point d’observation permettait aux Romains de surveiller le Rhône, axe de circulation essentiel de la région. D'après les historiens, c’est à cette époque que les vignobles ont été installés sur les coteaux de Laudun.

    Ensuite, le vignoble a connu une forte renommée au XVIIe siècle. Tout comme Chusclan, Laudun appartient à la célèbre et traditionnelle "Côte du Rhône Gardoise".

    "Laudun" est une appellation juridique homologuée en 1947 par le tribunal d'Uzès. Les vins de Laudun ont ensuite obtenu leur classement parmi les Côtes du Rhône Villages avec dénomination communale en 1967.

    En 2008, la cave de Chusclan et la cave de Laudun ont fusionné, donnant une nouvelle entité « Laudun, Chusclan vignerons ».


    Voir le cahier des charges de l'appellation (INAO)

    1967
    Création de l'AOC Laudun
  3. Géographie

    L’aire de l’appellation s'étend sur les communes de Laudun, Saint Victor-la-Coste et Tresques dans le département du Gard.

    Climat

    Climat de type méditerranéen sous l'influence du mistral.

  4. Sols

    Les vignes sont implantées sur des pentes pierreuses ou graveleuses, aux sols pauvres à fort pouvoir drainant.

  5. Les chiffres de Laudun

    Superficie de
    production

    537 hectares

    Production totale

    21 068 hl

    Couleurs

    • 80% Rouge
    • 18% Blanc
    • 2% Rosé

    Rendement
    moyen annuel

    39 hl/ha

    *Chiffres de l'exportation selon la dernière étude de flux

    Source : déclaration de récolte 2016