Sablet

Construit sur une butte sablonneuse qui lui a donné son nom, ce village mitoyen de celui de Séguret invite à la paresse. On s’y promène de placettes en placettes en serpentant dans les ruelles étroites et en empruntant d’étranges escaliers aux marches inégales. Son vignoble, tout en pentes douces, silhouette allongé, se nourrit de sols sableux, d’argiles rouges décalcifiés et de cailloutis de dimensions variées. Les Dentelles de Montmirail, au pied duquel il est posé, ont été les spectatrices bien placées de son ascension. La vocation viticole de Sablet a été initiée par les Comtes de Toulouse. Elle fut confirmée au XIVe siècle par la papauté d’Avignon, alors propriétaire de la région. Elle se poursuivit jusqu’à la fin du XIXe siècle. Le vignoble fut anéanti par le phylloxéra. Hasard de l’histoire, c’est un Sablétain, qui en inventant la machine à greffer, permit de le reconstituer. Sablet a acquis son titre de noblesse, côtes du Rhône villages communal, en 1974. Sur les 130 hectares qu’il revendique actuellement au sein de cette appellation, naissent essentiellement des vins rouges, issus de grenache, de syrah, de mourvèdre et de cinsault. Bien en chair, ils livrent des arômes de fruits noirs mûrs, de violette et de fruits secs. Les blancs ont de la noblesse : structurés, ils s’entourent de notes épicées et vanillées. Les rosés affichent un profil similaire. Puissants et charnus, ils sont faits pour passer à table.

  1. Jeunesse du fruit, force des épices, rugosité de la garrigue. Sablet affirme sa présence par l’accent chaleureux de ses vins.
    Christophe Tassan

    Sommelier Ambassadeurs du Rhône




  2. Le climat

  3. Les Chiffres de Sablet

    *Chiffres de l'exportation selon la dernière étude de flux

    Source : déclaration de récolte 2011